jeudi 6 mars 2014

3 semaines 1/2 : circonvolutions musculaires

Soyons honnêtes, cette reprise en mains manque certes de muscles mais plus encore de nerf, de tonus, de peps, bref d'envie !
La faute à ...?
Tentons de rester honnête (là je passe au nous de modestie et, avouons-le, il y a de quoi) : si j'étais un foutu battant tels que les génère l'industrie hollywoodienne, je me serais plus accroché, j'aurais fréquenté cette foutue salle plus assidûment même si ça reste un foutu endroit !
Seulement voilà, en plus d'avoir le charisme d'un supermarché de Crimée après l'invasion russe, cette foutue salle manque cruellement d'un élément essentiel : le coaching !

"Daniëlla" sans son accent flamand mais avec des trémas.
 Si vous avez vu les pubs Basic-Fit à la télé ces derniers mois (si vous êtes belge et à moins d'avoir dernièrement effectué un aller-retour de plusieurs siècles sur Mars, l'inverse était mission impossible), vous avez sans doute pu croire qu'une charmante hôtesse serait toujours à vos côtés lors de vos séances dans l'un des 80 clubs du Royaume.
Or, si je suis bien placé pour savoir que les publicités sont mensongères (j'en écris moi-même), à ce point-là, ce n'est plus de la désinformation, c'est carrément la vente de l'Atomium à un touriste texan par un pseudo consortium de la Franche Entente Cordiale Flandre-Wallonie !

Moi, je me serais contenté d'un vieux boxeur édenté et ventripotent sur le retour, voire même d'un chien qui parle mais ici, sur Anvers du moins, que dalle, pas l'ombre ne fut-ce que d'un perroquet aphone !

Là où au Perfect Gym, Jean-Bruno m'avait établi un programme précis, adapté à mes attentes, à ma morphologie et même à mes anciens traumas physiques (chutes, fractures, etc.), là où il n'hésitait jamais à me remontrer patiemment comment tirer le meilleur profit de chaque machine et haltère, ici, à part cette foutue photocopie, niente, nada, nix, macache !
Et pour avoir justement bénéficié des conseils d'un coach, je sais à quel point c'est important.

Cette jeune demoiselle ne fait pas partie des 3/4...
ni ne fait les choses à moitié.

Il me suffit de regarder autour de moi pour remarquer que les 3/4 des abonnés du club utilisent les engins de travers. Mauvaise prise en main, positionnement foireux, surcharge inutile et dangereuse... Je serais curieux de connaître le nombre de blessures mensuelles que cela engendre.






Et c'est bien mon problème : si mon ancien programme jambes-dos est sans doute toujours adapté, il n'en est certainement pas de même, vu les problèmes connus cet automne, pour les bras et incidemment pour les abdominal crunches machine, vu les tractions à effectuer.

Du coup, même en prenant léger, je le prends mal et suis à chaque fois à la limite (?) de la blessure.
Et dans ces conditions, difficile de trouver la motivation quotidienne pour se taper le combo tram-salle-tram quand on sait qu'après les leg press et autres leg curls, on devra se contenter de faire de la figuration pour les biceps alors que, of course, comme 99,9% des aficionados de la muscu (le 0,1% restant étant l'ensemble de la population mondiale des manchots empereurs fans de squat), c'est l'objectif n°1 !

Mais je m'accroche malgré tout et reviens demain vous en parler, avec (enfin !) de vrais morceaux de sport et de sueur dedans !





mercredi 12 février 2014

Jour II (bis donc) : on explore (son corps, les Basic-Fit)

Marrant, hier je pensais me réveiller perclus de crampes après cette première séance dominicale, mais non, pas l'ombre d'une douleur.
Jusqu'à ce fameux bain bien chaud du soir dont je m'extirpai en boitant des deux jambes, ce qui fait toujours rire les enfants.
Et encore, ce n'était rien par rapport à ce qui m'attendait ce mardi !
Mais commençons par le commencement. Et plus précisément par Mortsel.
« Mortsel, sa grande rue, sa boucherie, son Basic-Fit Antwerpsestraat. » pourrait dire le dépliant touristique de la commune.
En effet, assez refroidi par l'ambiance degré zéro du côté de la salle anversoise, j'avais décidé today d'explorer celle de la proche banlieue. Bon, en fait d'ambiance, c'était toujours aussi chaleureux qu'une banquise un soir d'hiver mais le lieu étant plus petit, moins couru (on ne devait être qu'une dizaine sur le coup des 13h20), ça faisait tout de suite plus cosy.

10 minutes plus tard, échauffement vélo histoire de dérouiller ces roides guibolles. Je roule tranquille pour finalement "parcourir" 3km76 en 11'21'' (ne me demandez pas pourquoi, c'est ce foutu engin qui s'est programmé sur cette distance), soit une moyenne toute pépère de 20km/h.

Ah oui, changement du jour, j'ai branché mon MP3. C'est déjà plus agréable que l'écho silencieux de la salle, mais pas persuadé que la musique choisie soit la plus adéquate à la pratique sportive.
Quoique du Ween, ça a toujours un petit côté industriel rappelant les hauts-fourneaux.
Ou plus précisément ici, le bruit d'une scie circulaire sur le marbre.




Soit.
13h40, temps de chercher les engins.
Contrairement à dimanche, il faut ici descendre d'un étage pour retrouver la salle des machines.
-- Oui, comme dans un bateau ; merci, c'était très amusant.
Continuons. --
D'abord une série de Leg Press (le Leg Press, pour ceux qui l'ignore, c'est comme être assis dans une voiture, les genoux à 20 cm du tableau de bord et vouloir reculer son siège en appuyant les jambes sur le pare-brise). Ici le siège pesait 30 kilos x 15 mouvements x 2 séries : une bonne... mise en jambes.
J'enchaîne par les abducteurs (les cuisses à l'intérieur d'un portique, le repousser à l'extérieur) : une série de 10 avec 30 kg, une autre avec 35, une de 15 avec 40, une dernière à 45 kilos. Pour l'instant, tout va bien.
Viennent les adducteurs (l'inverse du précédent) : 15 x 25 kg, et idem sur 30 - 35 et 40.
Leg Extension et Leg Curl, toujours deux séries entre 20 et 25 kg.
Bref, les jambes, c'est ok.
(façon de parler, je viens de me taper un coup de déprime en relisant le début de ce blog: après 28 jours d'entraînement, je poussais 70 kilos au Leg Press, pas 30 !)

Je souffle un peu, bois quelques gorgées d'un sport drink au nom de constellation zodiacale, l'heure de vérité approche, on va voir si les bras sont toujours en élastomère.
Shoulder Press

Primo, trois séries d'Arm Curl (pour les termes plus techniques, je devrais peut-être songer à un lexique à caser quelque part, non ? En attendant, rendez-vous sur les pages précédentes) : 3 x 10 x 15 kg.
Enfin, pour être franc, la troisième série coinça à 8 mouvements 1/2, pas un de plus, les biceps en feu!
Arm Extension : 1 x 15 x 15, 1 x 15 x 20.
Toujours rien de brillant mais déjà mieux que dimanche.
Quant au Shoulder Press , cet engin de torture ressemblant à une chaise de dentiste (le parallèle ne s'arrêtant pas là), c'est une catastrophe !
Deux séries de dix à à peine 10 kg !
Et encore, en souffrance !
Comme il ne suffit pas de travailler uniquement les bras ou les jambes, j'enchainerai aussi ce mardi avec 2 x 15 x 30kg au Low Row (pour le buste et surtout les dorsaux), 2 x 15 x 15 kg au Chest Press (bras et pectoraux).

Leg Press (à gauche) & Poulie haute (au centre)

Pour en finir avec ce sous-sol et ma séance, retrouvailles avec la Poulie haute, cette bonne et chère poulie, ça fait plaisir de te revoir !
Si en supination (paumes vers le haut), je tiens des séries de 15 avec 25 kilos, en pronation, impossible d'aller plus loin que 10 allers-retours. Mais à 50 livres quand même !
Bref, même si on est loin de l'exploit, je sens déjà une amélioration par rapport à dimanche.
Onze exercices en soixante minutes, sans autres pauses que le temps de boire une gorgée de flotte vitaminée, ce n'est pas si mal pour une reprise...


Remontant au rez-de-chaussée, mû par cette relative exaltation, j'en viens même à terminer l'entraînement par trois séries de 15 à l'Abdominal Crunch, d'abord à 15 puis à 20 kilos.
C'est beaucoup moins que ce que j'accomplissais il y a 4 ans mais, à ma décharge, l'engin est moins aisé, la prise en main ne se faisant pas à l'aide de poignées mais par des sangles, à la manière d'un routard soutenant son sac à dos.

Bilan du jour II : 65 minutes. Quinze de plus que dimanche. Et déjà plus de facilités.

Bilan number two, quelques minutes plus tard en descendant du tram pour rejoindre la maison, je marche désormais en canard, les adducteurs complètement tétanisés !
Ou pour employer une image... plus imagée, comme Michel Blanc venant de se faire prendre le cul par Depardieu dans Tenue de soirée !

Et, dans la rue, ça continue à faire rire les enfants.
Leurs parents aussi.




lundi 10 février 2014

C'est reparti pour un tour !

Rappelez-vous, il y a environ trois ans, je me questionnais sur la poursuite de mon abonnement au Perfect Gym. Et, bien évidemment, quand on se pose cette question-là, c'est que la réponse a déjà été publiée au MBA (le Moniteur belge des abandons).
Bref, exit le sport.
J'ai bien tenté de faire des haltères à la maison mais là aussi on connait la chanson : les greniers, caves et garages des ados devenus adultes regorgent d'haltères n'ayant plus servi depuis belle lurette.
Enfin, il y a un an, je décidai de réagir ! C'est ainsi que le 30 avril 2013, je m'inscrivis au Health City de l'avenue Louise.
... Pour apprendre le 2 mai que j'avais chopé une mononucléose ainsi qu'une belle interdiction de pratiquer quelque sport que ce soit !
4 mois plus tard, fin de la mono mais, ô ravissement, une (légère) paralysie des bras (due à la fameuse position dite du glandeur accoudé face à son ordinateur), les nerfs quasi coincés dans leur gaine, me faisait à nouveau prendre 4 mois dans la tronche (oui, il y a ainsi des années plus drôles que d'autres et à ce jeu-là, 2013 fut vraiment hilarante).
Entre temps, le Health City Louise est devenu un Basic-Fit, avantage non négligeable, mon abonnement étant maintenant valable dans tous leurs clubs, dont ceux de la région anversoise où je vis désormais à mi-temps.
Trêve de (ré)introduction, me voilà donc hier plein de nouvelles bonnes résolutions après le petit-déjeuner et prenant le tram direction la Mechelsesteenweg et son Basic-Fit.

1ère constatation : si dans la pub passant en boucle à la télé le charmant couple de propriétaires flamands parle français avec l'accent de Malines, ici on ne parle que néerlandais avec l'accent du coin. Normal sauf que si en une année j'ai réussi à apprendre à me débrouiller pour la vie quotidienne, mon vocabulaire ne s'étend pas encore à la pratique sportive.
Mais bon, des curls restent des curls et des crunches des crunches, non ?
2e constatation : si ma salle de sport ixelloise ressemblait presque à celles de l'imaginaire hollywoodien (un peu crasseuse, un peu décrépie, sentant la sueur mais si chaleureuse), le Basic-Fit, lui, en est bien loin.
Comment expliquer le concept pour ceux qui ne connaitraient pas cette chaîne ?
Pour simplifier, je dirais que Basic-Fit est à la convivialité musculaire ce que Cora est à l'épicerie fine bio.






3e constatation (mais celle-là, je ne la ferai qu'une fois sur les machines) : le mix café - pains au chocolat n'est pas le meilleur combo préparatoire à la pratique sportive.

En parlant de machines, venons-en enfin à ce premier entraînement !
Direction la salle d'échauffements (même si nombreux sont ceux qui ne verront jamais que cette partie-là du club) avec ses home-trainers, elliptiques et autres tapis roulants.
Pas folle la guêpe, je choisis le plus simple : le vélo !
La mise au point de l'engin ? Je l'ignore, j'ai tout oublié et dans cette salle pleine à craquer de sportifs du dimanche (puisque nous sommes dimanche), on a beau être une cinquantaine, chacun est seul dans sa bulle, écouteurs vissés aux oreilles et regard perdu à l'horizon des murs gris.
La mise au point automatique me propose une difficulté 2 mais je pédale dans le vide. Va pour la 13, non mais !
Trois tours de pédaliers plus tard, va pour la 10 si je veux rester en vie plus d'une minute.
Et c'est parti !
Trois ans sans autres exercices que ceux que l'on pratique à l'horizontale en chambre et quelques baignades au lac de Côme (où j'ai cru déceler dans le regard des enfants la furieuse envie de me jeter des cailloux en criant "Maman j'ai peur !"), ça laisse des traces. Une mononucléose et cette foutue paralysie encore plus !
Je vous avais quittés en 2011 aux alentours des 63 kilos, là, dans mes meilleurs semaines je plafonne à 58. Le seul muscle encore en fonction dans ce petit bout de corps décharné est celui de la langue, et encore, parfois j'en doute.
10 minutes ! J'ai tenu 10 minutes et pas une seconde de plus, mes pulsations grimpant rapidement à 160, mes jambes flageolant, c'est dire l'état physique !
Total : record du monde battu, j'ai parcouru en 10 minutes l'équivalent d'à peine plus de 3 kilomètres là où j'en faisais plus du double lors de mes premiers tours de chauffe il y a 4 ans !
Et c'est les jambes toujours en coton que je grimpai péniblement d'un étage pour me retrouver sur le plateau des machines d'entrainement et autres haltères.
Un peu moins de monde mais il a apporté sa bulle, ici on s'entraîne en solo, sans un regard à son voisin.
À l'accueil, on m'a remis (enfin non, on m'a désigné d'un vague mouvement du menton un présentoir) un Trainningsschema Beginners. Une feuille A4 avec les numéros des différents engins, leur but et images.

(ma photo est infâme, elle est donc réaliste)


Va donc pour une série de Leg Extension. Enfin, "une série", disons 2 fois 10 mouvements. Poids : 35 kilos. Ça va.
Leg Curl, idem.
J'enchaîne sur les différentes machines "jambes" parce que j'ai envie de tout tester et que toute façon même avec les numéros des appareils, je ne m'y retrouve pas (pas sûr qu'eux non plus, la plupart des engins n'ont plus d'indication chiffrée).
Toujours entre 35 et 45 kilos.
Ce n'est pas énorme mais je suis quand même étonné de ma relative aisance.

Là où ça devient tout de suite plus drôle (ou franchement déprimant suivant l'angle selon lequel on décide d'envisager ce qui va suivre), c'est quand il est l'heure d'arrêter de repousser l'inéluctable, à savoir tester enfin ce qu'il me reste dans les bras.
La réponse est simple : mes yeux pour pleurer !
Les séances de rééducation chez le kiné ne me laissaient que peu de doutes mais là, c'est clair, on croirait que ces deux membres viennent de passer 10 ans dans du Slime (et en ont d'ailleurs pris la consistance) !
Incline Chest Press, Lateral Pull Down, Seated Row (et j'en passe de bien pires), j'arrive au mieux à emmener 15 kilos (et rarement pour deux séries), le plus souvent je dois me contenter de 10.
En souffrant !
Quant aux haltères, deux séries de 20 sur de malheureux poids de 3 kg auront raison de moi.

Bilan : j'ai 47 ans et mon corps est une ruine.

Bilan 2 : j'ai 47 ans, mon corps est une ruine mais ces 50 minutes m'ont persuadé de la nécessité de me reprendre en mains (c'est le cas de le dire), j'y retourne dès mardi, sérotonine enfin en phase de réveil !
(par contre, en évitant peut-être le combo café - pains au chocolat juste avant).

On se retrouve mercredi pour découvrir ce que cette deuxième séance m'aura apporté ?




vendredi 15 avril 2011

Stop ou encore ?

Un sourd questionnement depuis des semaines qui devient gros doute en ce mi-avril : franchement, après une année d'abonnement au gymnase, stop ou encore ?
Cela ne m'amuse plus d'aller en salle, manque de temps, d'argent, de résultats et surtout d'envie.
Bon, manque de temps, c'est du pipeau, on peut toujours en trouver.
D'argent ? Oui, quand même un peu. L'air de rien, cumulativement, ça coûte malgré tout assez cher. Perso : 5 jours de bouffe à la casa (oui, quand on est fauché, on en arrive à calculer comme ça : "Une fois toutes les factures payées, combien de jours de bouffe vais-je tenir jusqu'à la fin du mois ?" L'abonnement ciné illimité : 2 jours ; remplacer l'ampoule halogène qui a pété hier et m'oblige le soir à foutre le plafonnier : 3 jours ; l'accès au gymnase : 5 ; m'acheter enfin un bon matelas : 6 semaines !), et 5 jours, well...
De résultats ? À moitié vrai. Si je n'ai quasi plus pris de poids après les premiers temps, mes muscles s'affinent quand même à chaque séance et le corps à 63 kg hier n'est pas le corps à 63 kg d'aujourd'hui. Mais oui, clairement, je suis et resterai mince, je peux bouffer toutes les protéines naturelles du monde, faire des repas 400 grammes de viande - 600 de légumes et 500 de fromage blanc en dessert, je ne prends rien. Ou peu. En langage de body-building, on parle de physique ECTOMORPHE. Je pourrais bien gagner quelques petits kilos en passant aux compléments alimentaires, style Whey mais... Non, rien, j'y pense sérieusement aussi.
Manque d'envie ? Oui. Même si je fréquentais encore la salle en mars, j'étais loin des 3-4 séances/semaine du début. L'hiver fut particulièrement difficile à affronter, sortir du cocon de l'appart pour affronter pluie, neige et verglas, ce n'était vraiment pas évident. Well, là, le soleil est revenu mais reprendre un abonnement en sachant que dès novembre... Difficile. Et conjugué au relatif manque de résultats...

D'un autre côté, dès que je n'y vais pas pendant un bon moment, le dos se fait à nouveau salement ressentir et ça ne s'améliorera pas avec le temps.

Bref, le doute.
Je me demande s'il n'y aurait pas moyen de réaliser 80% des exercices à la casa.
Bien sûr, finis les "gros" développés couchés sous la barre olympique mais avec une paire d'haltères (aux poids ajustables) --  pour commencer -- je pourrais déjà faire une grosse partie des exercices. Et avec un simple tapis de sol, en réaliser une bonne partie des autres. Ce sera bien sûr moins complet, moins efficace, mais pour l'instant je ne vois que cette solution.
... Que je complèterais par des séances d'escalade qui me branchent clairement.
Avantage : je pourrais m'exercer tous les jours (disons 30 minutes ?), où que je sois, quelle que soit la météo.
Inconvénient : je ne compte plus le nombre d'amis chez qui j'ai vu les haltères remisées au garage ou au grenier. En même temps, aucun n'avait été aussi (relativement) loin que moi.

So, des idées, des conseils ?

mercredi 9 février 2011

L'horloge-balance et Harry Crews

Ça y est, je l'ai enfin ma balance, cet accessoire indispensable à tout fondu de la salle ! C'est qu'il faut bien surveiller les progrès, compter les kilos voire les grammes gagnés ou perdus.
Depuis quelques mois, celles du Perfect Gym avaient rendu l'âme ; faut dire que certains venaient se peser avec leurs haltères, alors forcément...
Et toutes ces semaines sans savoir où j'en étais, c'est con mais ça m'angoissait. Vous souriez sans doute mais imaginez que vous deviez vivre une centaine de jours sans jamais connaître l'heure... Problématique, non ?
Eh bien voilà, le pèse-personne est l'horloge du culturiste ! ('Tin, c'est joli ça, quel talent ce blogueur !)
Perso, j'ai d'ailleurs mixé les deux puisque le mien donne l'heure sous sa plaque de verre.
Et aujourd'hui, après 1h30 de développés et de curls, il affichait ceci :

C'est bien sûr encore très loin de ma cible mais déjà mieux qu'en janvier. L'hiver était passé par là, la neige aussi et avec eux une effroyable envie de cocooner.
Et j'ai beau bouffer toutes les bûches de Noël possibles, tous les plats en sauce arrosés de vin, moi, si je ne fais pas de sport, je maigris. Avec cette différence par rapport au printemps, je maigris mais avec du bide. Bref, l'horreur ! Il a donc fallu restabiliser le poids et gommer le ventre.
Ceci fait, je peux enfin revenir à un programme normal.
Sauf que depuis l'arrivée des machines high-tech, j'étais perdu. La faute à mon manque d'assiduité mais aussi à un manque total d'explications claires. Bref, je me dispersais.
Là, aujourd'hui, j'ai enfin pu alpaguer Jean-Bruno et dresser la nouvelle liste à suivre.
Bon, on est pas à Disneyland, en gros, c'est la même. Sauf qu'elle englobe 2 machines et un nouvel exercice aux barres. Normal, c'est le programme pectoraux-biceps, y a pas de miracles à attendre d'une hypothétique série d'engins !
Les nouveautés ? Des développés-écartés sur la machine à... développés-écartés et des curls biceps sur la machine à... curls biceps.
J'y avais déjà touché, à ces engins, mais sans que J.-B. ne m'en montre la bonne utilisation. Bref, je faisais la moitié des mouvements et là, en entier, punaise que c'est dur ! Ainsi que les développés-inclinés. Mais j'en parlerai plus en détails une autre fois, je ne voudrais pas vous gaver ce soir.
Surtout qu'aujourd'hui, j'ai remarqué pourquoi j'aimais tant ce gymnase, pourquoi ce sport résonnait si fort en moi !
Alors que je terminais mon programme quotidien, un quatuor d'accortes donzelles tentait de chorégraphier sur une musique de leur âge, un homme d'1m60 (de haut comme de large) soulevait dans les 150 kilos, une jeune handicapée mentale, aux limites de l'obésité, lâchait son déambulateur pour s'accrocher aux poignées du tapis roulant et commencer à trottiner tant bien que mal pendant une heure, comme tous les jours, et moi, j'étais là avec mon haltères de 16 petits kilos et ma carrure en fesses d'araignées.
La lecture de cette faune vous a-t-elle fait rire ?
Je ne saurais vous donner tort.
Sauf que nous, si on souriait, c'était juste du bonheur des efforts conjugués, du plaisir d'être là à faire ce qu'on pouvait avec nos corps, chacun à notre niveau. Mais aucun rire ne fusait du regard de l'autre.
Et ça m'a semblé d'une évidence rare, on était beau comme un roman d'Harry Crews, cet écrivain des paumés, des freaks et des désespérés qui toujours, à un moment ou à un autre, se retrouvent à suer et à effacer leurs tares sous des tonnes de fontes ! Yep, je comprenais encore plus pourquoi j'aimais tant cette salle et adulait depuis des années les romans d'Harry Crews !
C'est magnifique, Harry Crews, vous devriez essayer !




mardi 2 novembre 2010

J 53 : le retour !

Anémie n'est pas seulement l'homophone du prénom d'une ministre flamande pour qui le mot compassion doit être synonyme de choléra, c'est surtout la saloperie qui a ruiné mon été, une partie de l'automne et m'a, entre autres joyeusetés, empêché de retourner en salle depuis la mi-septembre (les autres joyeusetés remises étant les sorties entre amis et l'écriture du scénario le plus drôle du monde mais je m'égare).
Bref, après 3 mois de vraiment "well, ça va pas fort", j'ai enfin convaincu mon toubib de me faire une prise de sang et effectivement, un sacré manque d'acide folique fut la raison de ma méforme persistante.
Bon, c'est pas trop grave, il suffit de bouffer des vitamines B9 ou d'en trouver dans l'alimentation, principalement les "feuilles" (d'où le nom) mais surtout dans le foie gras et ça tombe bien, bientôt mon anniversaire et Noël !
En attendant cela --et pour préparer ce petit corps à l'afflux de graisse hyper saturées --, retour en salle.
Enfin !
Première constatation, à vue de nez -- la balance du gymnase n'étant toujours pas été réparée --, je n'ai pas vraiment perdu de poids. Simplement il est descendu des bras et remonté des jambes pour se loger dans le bide. Ce ne sont plus des poignées d'amour, c'est comme une bouée pour sauver Willy !
Deuxième constatation, je m'étais déjà rendu compte de la difficulté de revenir en salle après une vingtaine de jours d'absences mais, là, après quasiment deux mois, faut tout recommencer !
Pour vous donner une idée, rien qu'aux 10 minutes d'échauffement sur le vélo, au lieu de battre à 120 pulsations la minute en plein effort (la saine limite étant 142), mon cœur s'est explosé à 165 !
Puis, sous la barre olympique, oubliées les 70 livres soulevées la dernière fois (cap franchi grâce à la présence de mon amie venue découvrir mes activités musculaires), retour aux 30 kilos et pas plus de 3 séries sous peine de me retrouver coincé avec l'haltère en travers la gorge.
Jean-Bruno, plutôt ravi de mon retour, m'encourage malgré tout : T'en fais pas, faut recommencer plus léger qu'à ce que tu étais avant mais ça va vite revenir.
Heureux de l'apprendre ! Car plus que les poids que je vais soulever, tracter, arracher pendant 40 minutes, c'est l'endurance (ou plutôt son manque) qui fait souffrir !
Là où j'enchaînais tranquille 4 séries, la deuxième est aujourd'hui difficile et la troisième en général m'achève.
Mais bon, pour une reprise, 50 minutes ce n'est pas si mal et, redescendu dans les vestiaires, je peux malgré tout caresser mes biceps joliment gonflés par la séance.

Reste à voir les crampes demain mais ce sera un autre jour, le 54e en salle j'espère !

samedi 4 septembre 2010

« Et là, ce fut l'escalade ! »

Permettez que je m'éloigne quelque peu (quoique) du gymnase...
Histoire de prendre un peu de hauteur.
Après un mois de doux forcing, mon amie a réussi à m'emmener dans une de ses salles d'escalade !
Faut dire que si je passe une partie de mes loisirs au Perfect Gym, Anne, elle, escalade énormément !
Et vu qu'il vaut toujours mieux connaître l'adversaire, je suis allé m'y frotter.
Première constatation : arrivant par le haut, les murs foutent le vertige !
Ils font quoi, entre 15 et 20 mètres de haut ?
Deuxième constatation : l'homme est prêt à tout par amour !
Mais surtout, c'est foutrement chouette !
Et l'entraînement des derniers mois m'a sans doute permis d'y aller franco, en faisant confiance à mes nouveaux petits muscles.
Bon, faut dire que j'ai pratiqué une voie 3+, de celles qu'un unijambiste manchot gravirait les doigts dans le nez, mais je ne suis pas certain que j'y serais arrivé en mars dernier.
Et c'est assez complet (pour ne pas dire complètement complet) vu que, là, tous les muscles sont mis à contribution à chaque ascension.
Bref, j'y retournerais bien.
Mais pas demain.
Demain y a body pump.

Jour 51 : Finalement, elles ne sont pas si mal ces nouvelles machines...


Elles amènent un nouveau public...

Sans rire, elles sont un bon complément aux fontes pures et dures. Elles remotivent aussi car il quand même bien agréable de pratiquer sur ce mathos flambant neuf, ça change de la routine haltères - barre - olympique - haltères. Et, pour certaines, je pense qu'elles permettent d'entraîner des muscles que j'entraînais moins jusqu'ici. Les adducteurs et abducteurs par exemple.


Sur cette machine-ci :

Dans un sens, on presse les jambes vers l'intérieur (adducteurs), dans l'autre on les écarte (abducteurs).
Pour le 3e essai, j'en suis toujours entre 35 et 40 kilos mais, déjà, je les sens bien.
D'ailleurs, vendredi dernier, j'ai senti comme un coup de hache à l'arrière de la cuisse gauche. Claquage ou sciatique, je l'ignore mais j'ai préféré y aller mollo jusqu'aujourd'hui.

(à droite, l'engin abdu-addu à gauche, si j'ai bonne mémoire, pour les fessiers et ischio-jambiers)


Mes séances actuelles sont donc cardio-vélo, passage par la barre olympique pour les développés-couchés, une autre machine pour les curls biceps (qui m'oblige à bien allonger les bras), encore une autre pour les trapèzes et deltoïdes (un unique engin mais dans deux sens inverses), puis les triceps, retour au plongeoir (l'EPT), une série jambes sur 3-4 appareils différents, une autre pour les abdos et je termine par les traditionnels curls biceps aux haltères. Le tout toujours par 4, en essayant d'augmenter les masses.
Évidemment, de 50-60 minutes, je suis repassé à l'heure trente mais vu la diversité des exercices, aucune lassitude.
Reste à redevenir vraiment régulier.
De ce point de vue-là, l'été fut catastrophique et je vois bien que Jean-Bruno me tire un peu la tête.
Tiens, faudrait que je lui demande de poser pour une photo "Je tire la tronche car t'as pas foutu grand chose de bon cet été", elle manque ici !

vendredi 20 août 2010

Jour 48 : La salle des machines !

Quand je suis arrivé au gymnase cet après-midi, je n'ai pas reconnu ma bonne vieille salle aux quatre-cinq engins ayant dû faire le bonheur des culturistes montois dans les années 80, aux larges plateaux quasi vides afin que tout le monde ait la place de soulever masses et haltères, et aux deux seuls vélos de cardio à côté de l'unique elliptique. À la place, des dizaines de machines flambant neuves ! Rien que dans l'entrée, une nuée de vélos cardio -- tous différents dans leurs fonctions --, d'elliptiques, de pistes de marches à peine distants de quelques centimètres. Ensuite, dans la salle principale, vide jusqu'à hier à l'exception de l'easy-power-training (mais si : le plongeoir !), une autre bonne dizaine de magnifiques machines (waow zut j'aurais dû prendre des photos avant-après !) aux "sièges" en cuir brun-Vuitton !
J'étais venu pour me reprendre en main mais là je suis comme un môme en visite chez Willy Wonka, j'ai envie de tout goûter !
Alors je goûte.
Oh, un curl biceps tout en chrome et en cuir ! Oh, un leg press aux allures de canapé Philippe Stark ! Et oh, tous ces autres engins que je n'avais jusqu'à présent vu que dans des reportages sur Hollywood et ses acteurs !
Sauf que...
Sauf que je me rends rapidement compte que s'ils sont bien jolis et vont certainement attirer un nouveau public, leur efficacité doit être assez moyenne, surtout si on se disperse comme je suis en train de le faire.
Jean-Bruno (qui a dû sérieusement casser sa tirelire pour offrir à sa salle cet étonnant relooking) n'est pas là mais je suis certain qu'il me glissera en aparté que pour vraiment prendre de la masse ici rien ne vaut les bons vieux poids et haltères.
Hélas le temps de passe et je n'ai encore vraiment rien entraîné de concret. Je me dirige vers l'ESP pour 8 séries enchaînées, puis aux masses pour quelques bons vieux curls à l'aide de bonnes vieilles fontes.
Mais guère plus, déjà une heure d'écoulée et pour une fois qu'il fait soleil en ce mois d'août, j'ai plutôt envie de profiter de ces 27° dans ma cour boisée !
Faudra revenir plus tôt demain matin car, procrastinateur comme je le fus ces derniers temps,  ça fond ma bonne dame, ça fond !

mardi 10 août 2010

Jour 47

Aïe aïe aïe, ce genre d'activité ne supporte vraiment pas le dilettantisme !
Et juillet sera définitivement à oublier d'un point de vue purement sportif, entre saloperies de bactéries et (un heureusement très chouette) festival des Clandestins au Théâtre de Poche (très chouette mais totalement chronophage).
Résultat, les muscles fondent et on perd du poids : à nouveau - 2 kilos !
Et surtout, le retour est douloureux, décourageant, quasiment démotivant.
Le jour 46 m'a permis de voir à quel point je me fourvoyais en ne pratiquant pratiquement que le programme "pectoraux-biceps-trapèzes" !
Primo : les biceps, ça fera sans doute très joli sur un plage cubaine en 2015 mais en attendant, même avec un entraînement intensif, ce n'est pas cela qui vous fait prendre beaucoup de masse (c'est tout mini un biceps). Et ça fond deux fois plus vite que cela ne gonfle !
Deuzio : juste pour rire, j'ai tenté de retourner à l'easy power training (vous vous souvenez, le plongeoir ?). Après à peine une série, j'avais la tête qui me tournait comme lorsqu'on se relève trop vite ! Et, clairement, triceps et épaules ne suivent plus.
Jour 47 donc mais, vu une légère démotivation (couplée il est vrai à une rencontre beaucoup plus motivante), 8 jours plus tard.
Les deux fois ce fut un dimanche, ce qui signifie impasse sur le body pump. Le body pump demande une autre forme physique que mon actuelle.
Après l'habituel cardio d'échauffement (que j'ai plié en 5 minutes, j'avais oublié mon mp3 et sans musique, c'est vraiment trop barbant), direction l'EPT, comme prévu. Premières séries les bras à l'extérieur avec 25 kg d'aide. La tête me tourne à nouveau mais je passe néanmoins à 20kg, 41 de hissés. Quatre fois. Bras à l'intérieur, 15kg d'aide, 46 de tractés. Mais difficilement. Avant, je faisais 3 séries de 15, là, 4 de 10 et encore, les 10 s'arrêtent le plus souvent à 9.
Sur le moment même je suis vraiment découragé, j'ai l'impression d'avoir régressé de façon vertigineuse ! Mais quel crétin de ne plus en avoir fait depuis près de quatre mois (quoi, quatre mois déjà ?!) !
Ce soir, en relisant le blog, je me rends compte qu'en fait je hisse quand même 12 livres de plus qu'en avril, ce qui atténue un peu ce spleen de reprise. Mais aucun triomphalisme pourtant, lever 6 kilos de plus à l'EPT qu'en avril où je débutais à peine, y a vraiment pas de quoi pavoiser, hélas. Et n'oublions pas que lorsque Jean-Bruno m'établit le programme, le but était de faire mes tractions à vide, sans aucune aide.
De plus, 48 heures plus tard, tous les muscles du dos se rappellent à mon souvenir !
Soit.
Après le plongeoir, j'en suis revenu à la barre olympique et là aussi, faudra me décider de passer de 30 à 35 kg.
Puis j'ai enchaîné les autres exercices, toujours sans entrain particulier, avec presque l'envie d'en terminer au plus vite.
Et cette motivation, il va falloir la retrouver rapidement !
Retour en salle demain ?

Et les acides aminés, me demanderez-vous peut-être ?
Well, les acides aminés sont censés marcher avec un entraînement intensif... Donc...
(en plus, ils semblent bien vous retourner les tripes et, de ce point de vue-là, j'ai assez donné en juillet !)

mercredi 21 juillet 2010

Jour 45 : Sono stupido

Si vous vous en doutiez encore, sono stupido*.
Ça faisait quoi, un mois que je n'étais plus allé au body pump et à peine une semaine que j'avais recommencé sérieusement les séances et v'là t'y pas que je me charge comme une mule.
Certes, une petite mule mais quand même.
Pour rappel, jusqu'à alors je m'échauffais à 7 kilos et montais à 16 maximum durant le cours. Or, hier, allez savoir pourquoi, j'ai pris 12 pour commencer (la barre à 2 et deux poids de 5).
Bon, c'était plutôt normal vu qu'aux curls j'en suis maintenant entre 16 et 19 (plutôt 16 que 19 mais soit) et l'échauffement fut donc tranquille. Mais, hop ! dès le premier exercice, les squats, JB nous dit de doubler les poids. Total, je me retrouve à devoir m'abaisser, les cuisses parallèles au sol, puis à me redresser avec 22 kilos sur les épaules ! Après un rapide coup d'œil à mes confrères mâles (et autrement charpentés que moi), je me rends compte 1° qu'ils portent autant que votre humble serviteur, 2° que j'ai donc commis une erreur.
Le démarrage se fait peinard, 22 kilos sur les épaules, c'est très différent que de les tenir à bout de bras et franchement, cela ne semble pas si lourd sauf que, au body pump, toute la difficulté vient de la longueur de l'exercice. Lorsque je fais mes séries, en semaine, elles durent combien de temps ? Une minute, une minute trente à tout casser ? Ici, je n'ai pas calculé le timing du morceau mais ce devait être en 4 et 6 minutes (et plutôt 6). Bref, à la moitié le dos commençait à m'élancer sérieux et à la fin, j'avais les lombaires en feu !
Mais, of course, m'étant échauffé à 12, je n'allais pas redescendre si bas et suivant l'adage voulant que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis, j'ai persévéré sur ma lancée.












Dos, pectoraux, triceps, biceps, je me suis tout tapé avec 17 à 22 kilos à porter, lever, hisser.
Ou plutôt, j'ai essayé, parce qu'à au moins deux reprises, en pacifiste convaincu, j'ai déposé les armes (bon d'accord, plutôt en vaincu peu glorieux).
Pas sûr du tout d'autant me charger dimanche prochain ! 

* Ce qui ne signifie bien sûr pas que la musique que nous passe Jean-Bruno est à chier (quoique).

mercredi 14 juillet 2010

Jours 42-43 : retour en salle !

13 jours, c'est long, très long !
Une semaine que je rongeais mon frein et c'est donc avec plaisir et en me faisant chambrer par Jean-Bruno pour désertion de poste que j'ai rejoint le banc des développés couchés.
Oh, je n'ai pas dépassé les 60 livres et, même, j'ai éprouvé des difficultés à enchaîner les séries, mais pour quelqu'un qui se remettait d'une vache de bactérie et qui en avait perdu 3 kilos, je n'en espérais pas tant. 
Et vu que la perte de masse était surtout visible au niveau des bras, j'ai enchaîné tous les curls biceps possibles.
Les deux jours ! 
Barres, haltères, assis, couché, debout !  
8 kilos pour les haltères, 19 pour la barre.
Évidemment, ça doit être le tiers, voire la moitié de ce que soulèvent mes compagnons de fonte. Sauf qu'eux ont des bras comme mes cuisses, et encore, celles que j'avais quand je cognais dans un ballon de foot 8 heures par jour !
Bref, j'étais content de moi.
Même si hier j'ai dû ramasser la séance en 40 petites minutes. 
Il régnait une chaleur étouffante, on crevait malgré toute la flotte qu'on ingurgitait entre chaque série. Perso, un litre en 30 minutes. Vous avez déjà essayé de boire un litre en 30 minutes ?
Vous dites ? "Après avoir essayé de traversé le Sahara à pied" ? Voilà, c'est ça. 

En deux séances et un retour à une alimentation normale, j'ai déjà repris 2 kilos.
En fait d'alimentation normale, j'ai demandé un complément alimentaire à JB : des acides aminés, principalement de la leucine. C'est en poudre, à boire avec un jus de fruits, se dissout mal et a un goût infect. 
Et bien sûr, ça va en faire hurler certains.
Je me trompe ? 

samedi 10 juillet 2010

Bien sûr !

Et j'y suis retourné bien sûr.
Du moins à la salle.
Mais pas au body pump.
Et bien moins souvent qu'espéré.
La faute à un trio dont 2 éléments au moins furent maléfiques : chaleur - festival - bactérie.
Mais revenons-en au jour 40.
Toujours sur ma lancée du body pump et l'envie de dépasser quelques limites, je me suis pointé super tôt le mercredi suivant. Enfin, super tôt pour moi, ça signifie 10h00, quasi l'aube, quoi !
Je devrais le faire plus souvent : gymnase quasi désert, vestiaire immaculé, pas de groupe de ci ou de ça s'entraînant, sono à fond, sur le parquet et, surtout, en été, une relative fraîcheur !
Je me glisse sous la barre olympique, faut que j'atteigne les 30 kilos aujourd'hui.
Et je les ai atteint, assez facilement.
Prochain palier : 35.
À l'E-Z aussi, je suis passé à 19 comme je me l'étais promis. Et au curl biceps, un haltère de 8  dans chaque main.
Mes séances durent 50 minutes maintenant, en moyenne. Pas que je fasse moins d'exercices, juste que je les concentre.
Alors pourquoi m'a-t-il fallu une semaine pour y revenir ?
Je ne vais pas me la raconter, cette semaine-là, ce fut pure fainéantise. J'avais bien un gros boulot à terminer pour le 30 mais j'aurais pu trouver les 90 minutes quotidiennes nécessaire à mes séances.
Et surtout (piètre excuse), je comptais me rattraper la semaine suivante.
Soit.
Je n'ai quand même attendu le 30, le remords sans doute.
Jour 41 le 29 juin. Mais vu que je ne retiens jamais les bonnes leçons, je suis arrivé à midi ! C'était un des premiers jours à températures vraiment estivales, dans les 28°...
28° seulement serait-on tenté d'écrire au vu des derniers jours mais déjà le gymnase, avec son toit partiellement en verre, virait à l'étuve. Chaque geste coûtait plus d'efforts que d'habitude et moi qui ne sue pratiquement jamais, je trempais mon tee-shirt.
Courageux mais pas téméraire, j'en suis resté aux charges de la semaine précédente.
En me promettant de venir plus tôt la prochaine fois, pas demain mais jeudi.
Sauf que jeudi, je me suis levé nauséeux. Un coup de chaleur de la veille ? Un truc pas digéré ? Je ne savais. Mais devant bosser 3 soirs et nuits de suite sur le festival des Clandestins, je m'abstins.
Beaucoup plus stupidement, je m'abstins également de consulter mon toubib. Jusqu'au lundi où je my rendis après 3 jours d'insomnies et de douleurs. Une méchante bactérie, qui avait eu tout le loisir de bien s'installer d'où antibios à la louche et fatigue intense.
Et 3 kilos de perdus !
Bien joué, l'artiste !
Alors, retour en salle cette semaine ?
Je vous tiendrai au courant. Bien sûr !